Monde vert et hiboux de pierre
Un sentier étroit s'enfonce sur la gauche dans la nature, et bientôt les bruits de la ville s'estompent. Vous descendez doucement la colline entre les buissons et les arbres ombragés, l'air vivifiant emplissant vos poumons. De temps à autre, un cycliste ou un joggeur passe, mais sinon, le calme est absolu. La forêt se densifie, créant une atmosphère presque magique. Quelle profusion de verdure ! Puis, sur la droite, un étang paisible tapissé de nénuphars ; des canards tranquilles se prélassent sur la rive, indifférents à votre présence. Le Liebesgrund (Terrain de l'Amour), avec ses grands arbres serrés, s'étend le long d'une portion particulière des remparts de la ville, près du Magdalenengarten (Jardin de la Madeleine). Véritable « forêt de ravin » ombragée, c'est non seulement un lieu de détente pour les promeneurs, mais aussi un refuge pour des espèces animales rares. Des oiseaux aquatiques, comme le timide martin-pêcheur, s'ébattent dans les eaux calmes du fossé. Moins timides, car sculptées dans la pierre, sont trois chouettes trônant sur un muret non loin de l'arche d'entrée – dans l'Antiquité, elles étaient considérées comme un symbole de sagesse et furent créées par l'artiste Maria von Ohlen en cadeau à Hildesheim.